C’est de la faute des blogueurs et des Youtubeurs !!

Aujourd’hui, quiconque entre en contact avec les réseaux sociaux, s’expose au rencontrer ces Youtubeurs/blogueurs beauté qui nous ventent les mérites de telle ou telle marques. Toutes les semaines, de nouveaux produits sont proposés, qui nous paraissent tous plus indispensables que les autres. Sous couvert de « tester pour nous » (trop sympas de nous faciliter la tâche, merci de tant de générosité), ils nous poussent surtout à acheter des produits dont on n’avait pas conscience d’en avoir besoin 5 minutes auparavant. Alors, la surconsommation est-elle de la faute des Youtubeurs ?

L’origine du problème

Ce questionnement, je l’ai eu en regardant cette vidéo de Héloïse, qui s’est elle-même posé cette question. Et oui, elle avoue le paradoxe qui existe entre l’envie de promouvoir ses valeurs, ce que signifie son métier de Youtubeuses et son envie de moins consommer.

Soit dit en passant, je vous conseille d’aller faire un tour sur sa chaîne ou sur son blog. On y trouve des cosmétiques bio, de la slow cosmétique, une vraie éthique, du développement personnel et surtout l’envie de faire de son mieux et de transmettre ses idées.

Voici la retranscription de quelques extraits de la vidéo :

Pour gagner sa vie avec son blog, il faut vous « inciter » à acheter. En tant que blogueuse beauté, c’est le seul moyen de gagner ma vie.
Le paradoxe, c’est que dans mon éthique personnelle, je ne suis absolument pas pour la surconsommation.
Cela me fait plaisir de vos présenter des produits, mais ce sont les marques qui me les envoient, ils sont gratuits. Si je fais cette vidéo c’est pour vous dire que vous n’êtes pas obligées de consommer pour être heureuse, pour être belle.
Si vous avez déjà trouvé, par exemple, le démaquillant qui vous convient, s’il vous plaît, ne soyez pas influencé par moi ou d’autres bloggeurs, gardez le produit qui vous convient.
J’ai tellement pris conscience de la surconsommation qu’on a, de l’impact environnemental, de l’argent qu’on dépense dans des trucs alors qu’on en a pas besoin… On a déjà trouvé ce qui nous convient, on en a déjà 4 milliards à la maison…
Je ne veux plus que vous soyez des consommateurs, mais des consom’acteurs, que vous choissisiez chaque produit.
J’avais vu cela dans le film En quête de sens qui disait : la consommation bio, la consommation green, c’est déjà très bien, mais cela reste une consommation quand même.
Quand je dis « réfléchissez », je parle pour moi aussi, j’en viens à refuser certains produits.
C’est un peu le problème quand on est bloggeuse bio, écolo, un peu éthique. J’avais reçu un commentaire dont je n’avais pas aimé le ton : « c’est bien beau de parler de minimaliste, quand tu passes ton temps à faire des haul, des tought love…« . Bien évidemment, on est illogique ! On est humains, on est plein de paradoxes. Ce n’est pas grave.
La chaîne EtpourquoipasColine incite les gens à y aller au fur et mesure, je trouve ça super. Et c’est fou que par commentaire, des gens se permettent de juger ça parce qu’elle n’est pas 100 %. Bien sûr que c’est pas logique, mais il ne faut pas de souplesse. C’est déjà très bien, même si c’est juste un petit geste par-ci, par là.
Accepter ces contradictions et ces paradoxes, fait peut-être de nous des êtres plus riches, ou des humains, tout simplement.

Et nous alors ?

Doit-on accepter un objet sous prétexte qu’il est gratuit, surtout si on n’en a pas besoin, parfois même qu’on n’a même pas l’intention de l’utiliser ? Béa Johnson nous l’a pourtant bien dit : il vaut mieux refuser les trucs gratuits (en réalité c’est de la publicité, pas juste un acte de altruiste).

Moi-même avec ce blog, je commence à recevoir quelques propositions de partenariats. Je n’aimerais pas, par exemple, me voir offrir des vernis à ongles, alors que j’ai arrêté d’en porter (et depuis j’ai enfin les ongles solides). Mais j’avoue que je serais ravie si, par exemple, Aroma Zone m’envoyait des huiles essentielles ou végétales (coucou Aroma Zone, ce message est pour vous !). On ne va pas cracher dans la soupe, cela fait plaisir.

De la même manière, j’ai conseillé plusieurs produits zéro déchet sur ce site tel que les disques démaquillants lavablesles oriculis pour remplacer les cotons-tiges ou encore des marques de mouchoirs en tissu. Leur but ultime est de moins consommer, certes, mais cela reste des gestes de consommation. Il va sans dire que même si l’intention est noble, sa pertinence doit être mûrement réfléchie : vais-je vraiment les utiliser ? De la même façon, il n’y aurait aucun sens, à mon avis, à acheter un oriculi pour mettre direct à la poubelle la boite de 100 cotons tiges à peine entamée, sous prétexte que ça va polluer, car à ce moment-là le « mal » est fait, et ces bouts de plastiques seront aussi mauvais dans la nature qu’ils soient ou non utilisés. Alors, autant s’en servir !

Bref, chacun fait de son mieux, jour après jour, si possible sans juger les autres. Comme le dit l’expression (qui, je viens de le découvrir à l’instant, est un extrait de la Bible) : « Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? ».

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