Végétariens vs. végétaliens vs. fléxitariens : acceptons de ne pas être d’accord

Les gens ont différentes valeurs, croyances, règles, références et idéaux en d’alimentation, qui impactent leur parcours et leur perspective sur le sujet. On peut évidemment distinguer les « carnistes » de ceux qui ont choisi de renoncer à la viande. Si dans ce cas-là la distinction et les différences paraissent flagrantes, il me semble que ce n’est pourtant pas entre ces deux populations que les querelles sont les plus nombreuses. Qu’il s’agisse de mon expérience personnelle et sur les réseaux sociaux, les débats les plus houleux semblent avoir lieu entre les végétariens et les végétaliens.

crédit photo : Carol Moshie

À noter que ce post est l’adaptation d’un article anglophone de Marijke de Jong, initialement écrit sur le sujet des diversités d’opinion entre cavaliers. Il a ensuite été traduit en français par Naja du blog Thebaine.fr. Plein de bon sens, il m’a semblé plus que pertinent de l’adapter au sujet de l’alimentation.
Article original : Agree to disagree
Traduction de l’orignal : Querelles dans le monde du cheval : acceptons de ne pas être d’accord

Valeurs : la cible de notre vie

Un peu plus loin dans l’article, vous pourrez en lire davantage à propos de ces controverses, mais avant, voyons ce que sont les valeurs, les croyances, les règles, les références et les idéaux.

Les valeurs, vous les adoptez en grandissant et ce sont vos “cibles” dans la vie. Un exemple pour expliquer cela :

  • Le plus important pour la personne A, c’est le succès et de se sentir important. Cette personne veut éviter autant que possible le sentiment d’échec
  • Le plus important pour la personne B, c’est l’amour et se sentir accepté. Cette personne veut éviter à tout prix le sentiment de rejet.

Donc la personne A place le succès au-dessus de l’amour et la personne B place l’amour au-dessus du succès. Pour la personne A, un échec est pire qu’un rejet et pour la personne B, un rejet est pire qu’un échec.

Le résultat de cette différence de valeur, c’est que la personne B pourrait envisager de faire des entorses à son régime alimentaire en faveur de la socialisation (pour éviter d’être malpoli si elle est invitée à dîner quelque part par exemple) et la personne A ne fera jamais aucune concession (parce que le respect de ses valeurs personnelles est plus important que tout). Un ensemble de valeurs différent mène à des approches différentes.

Si vous souhaitez découvrir ce que sont vos valeurs, posez-vous les questions suivantes :

  • Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans la vie, quelle est votre valeur #1 ? succès, amour, passion, liberté, intégrité, loyauté, foi, espoir, gratitude, grâce, amélioration, compassion, confiance, fierté, créativité, authenticité… ? Quel est votre top 5 ?
  • Qu’est-ce qui est le plus important pour vous de ressentir ? Quelles émotions vous procurent le plus de plaisir ? Est-ce vous accomplir, vous sentir aimé, libre, en paix, en sécurité, joyeux, heureux, fier, savant… ? Il s’agit des valeurs vers lesquelles vous tendez.
  •  Quelles sont les sentiments que vous feriez tout pour éviter, quelles émotions vous blessent le plus ? Est-ce vous sentir en échec, rejeté, en colère, frustré, perdu, humilié, l’ennui, la solitude, vous sentir vulnérable, pas aimé, insignifiant, peu important, ignoré, inapte… ? Ce sont les valeurs que vous fuyez.

Les valeurs vers lesquelles vous tendez et celles que vous fuyez vont influencer vos choix en matières d’alimentation et quand vous rencontrez des personnes avec d’autres valeurs, vous risquez de ne pas être toujours d’accord avec leur approche.

Croyances : la signification de chaque chose

Une croyance est un sentiment de certitude à propos de quelque chose. Voici quelques exemples de croyances opposées :

  • La croyance qu’il n’est pas éthique de maintenir un animal en captivité et d’altérer sa liberté
  • La croyance qu’il en normal d’utiliser les animaux mais, que manger trop de viande est mauvais pour la santé
  • La croyance que réduire sa consommation animale limite la pollution
  • La croyance qu’on risque d’avoir des faiblesses physiques et des problèmes de digestion en arrêtant tout produit animal
  • La croyance que l’homme n’est physiquement pas fait pour manger de la viande (intestins longs, dentitions, etc.)
  • La croyance que l’homme est naturellement adaptable, donc fait pour manger tous types de produits
  • La croyance que se priver d’une certaine alimentation revient à renoncer à de nombreux plaisirs
  • La croyance que l’homme doit cesser de se placer au-dessus du reste du monde par intérêt individuel
  • La croyance qu’il est trop cher/trop complique/trop moche de porter des chaussures sans cuir animal
  • La croyance qu’il est impensable de porter la peau d’une bête morte
  • La croyance qu’il est socialement inacceptable de rejeter le modèle global
  • La croyance que la violence envers les animaux est corrélée à la violence envers les hommes
  • La croyance qu’en mangeant des œufs ou du lait on ne tue pas d’animaux, donc que c’est acceptable
  • La croyance que toute exploitation, sous quelque que forme qu’elle soit, revient à moyen terme à faire du mal, voire tuer des animaux et que c’est inacceptable
  • La croyance qu’il est trop compliqué de renoncer à manger des produits animaux dans la vie courante
  • La croyance qu’être fléxitariens est un bon compromis, parce que c’est déjà un effort positif
  • La croyance qu’être végétarien est un bon compromis, parce que c’est meilleur pour notre santé et l’environnement
  • La croyance qu’être végétaliens est la seule solution, car les compromis sont hypocrites
  • La croyance que nos amis ou notre famille se sentiront blessés si nous rejetons leurs valeurs
  • La croyance que nos amis ou notre famille doivent respecter nos convictions s’ils nous aiment
  • La croyance que le verre est à moitié plein
  • La croyance que le verre est à moitié vide

crédit photo tomates : m4tik – 128db

Si vous voulez découvrir quelles sont vos croyances générales, complétez les phrases suivantes :

  • Les animaux sont…
  • Les hommes sont…
  • Les végétariens sont…
  • Les végétaliens sont…
  • Les fléxitariens sont…
  • Les carnistes sont…
  • Je suis…
  • Mon régime alimentaire est…
  • L’alimentation est…
  • Les études quant à l’alimentation sont…
  • Le corps humain est…
  • Refuser un repas avec de la viande est…
  • Accepter un repas avec des œufs est…
  • Porter des chaussures en cuir est…
  • Être végétarien en société est…
  • Être végétalien en société est…
  • Être fléxitariens en société est…
  • L’impact de l’exploitation animal sur la pollution est…
  • Manger de la viande est…

Vos croyances vont influencer votre vision l’alimentation et quand vous rencontrez des personnes ayant un autre système de croyance, vous risquez de ne pas toujours tomber d’accord. Vous risquez de ressentir le besoin de convaincre ces non-croyants et de leur démontrer qu’ils ont tort.

Les références : formées par les expériences passées

La plupart des croyances et des règles sont fondées sur des généralisations faites à partir de choses qui nous sont arrivées dans le passé :

  • Les expériences douloureuses sont souvent à l’origine de la formation de croyances pessimistes.
  • Les expériences agréables sont souvent à l’origine de la formation de croyances optimistes.

Par exemple :

  • Quand j’ai annoncé à ma grand-mère que je voulais arrêter la viande elle a été très triste, car quand elle était jeune elle ne jouissait pas toujours de ce luxe et qu’elle a travaillé dur pour qu’aujourd’hui moi je puisse en profiter.
  • Quand j’ai vu ce reportage sur les poussins mâles broyés, pour ne garder que des poules pondeuses femelles, j’ai eu honte de continuer à manger des œufs.
  • Quand j’ai arrêté de manger de la viande, je me suis senti plus faible et j’ai été obligé de recommencer à en manger.
  • Quand j’ai arrêté de manger de la viande, je me suis senti beaucoup mieux dans mon corps et mes performances sportives se sont grandement améliorées.
  • Quand j’ai arrêté de manger de la viande, j’ai dû renoncer à aller dans certains restaurants ou à accepter certaines invitations, car c’était trop compliqué et j’ai eu l’impression que cela m’isolait.
  • Quand j’ai arrêté de manger de la viande, j’ai découvert plein de nouveaux aliments et j’ai testé pleins de nouvelles recettes, j’ai l’impression que cela m’a ouvert à un nouveau monde.

Donc la plupart du temps, votre passé colore vos croyances et parce que chacun trace son propre chemin dans la vie, vous rencontrerez beaucoup de personnes avec différentes expériences, différentes références et donc des vues et perspectives différentes à propos de l’alimentation.
Et lorsque ces croyances sont profondément enracinées, à cause de ces expériences passées, cela conduit à des opinions fortes.

Les règles : nos « juges et jurys »

Les croyances fortes ne sont pas seulement des croyances, ce sont des règles, à propos de :
• Ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce qui est correct et ce qui est faux
• Ce que nous devrions faire et ce que nous devons faire
• Ce que les autres devraient faire et ce qu’ils doivent faire
• Ce qu’il doit se passer afin que nous nous sentions bien

Souvent les gens jugent les autres à travers leur propre jeu de règles. Et certaines personnes deviennent très émotives quand leurs règles sont violées et en conséquence, elles commencent à prêcher leur vérité absolue, parfois partout où elles peuvent (auprès de toutes les personnes qu’elles rencontrent, sur des forums, pages, groupes). Et si elles ne se sentent pas suffisamment vue et entendue, elles peuvent même commencer à condamner, traiter avec condescendance et ridiculiser les « non-croyant ».

Les gens ont des règles différentes à propos de quoi manger, quand, dans quelles circonstances, etc. Et chacun pense que ses règles sont les vraies règles et qu’il n’y a qu’une seule voie possible, la sienne. Les gens peuvent alors dire, par exemple : « Si tu es vraiment respectueux envers les autres, tu ne devrais jamais faire… » de manière à paraître plus empathique et gentil que les autres.
Mais les règles sont faites pour être brisées – et c’est exactement ce que font les autres personnes, elles brisent les règles des autres. Par conséquent, vous pourriez vous énerver quand quelqu’un viole votre règle, mais il ne s’agit que d’une « gêne de règle », rien de personnel. Cependant, cela peut déclencher une réaction très émotionnelle, parce que cela affecte vos valeurs.

Les règles sont une manière d’atteindre la cible

crédit : freepik

Avec vos règles, vous pouvez atteindre votre cible, votre valeur #1, parce que les règles déterminent ce qui doit vous arriver afin que vous vous sentiez aimé, en sécurité, important, accompli, libre, reconnaissant, heureux, ou quelle que soit la valeur #1 vers laquelle vous tendez. Maintenant vous pouvez avoir des règles faciles à suivre pour atteindre votre cible, mais vous pouvez aussi avoir des règles qui ne vous rendent pas les choses si faciles.

Par exemple, prenons une personne ayant les règles suivantes pour se sentir accomplie :
1. Tout le monde doit m’apprécier et être d’accord avec moi
2. Je ne dois jamais échouer
3. Mon alimentation doit être reconnu pour être excellente à tout point de vue
4. Mon approche doit être reconnue comme la meilleure
Donc quand ces règles sont satisfaites, il se sentira accompli.

Mais une autre personne aura une règle toute simple :
1. Chaque jour sur terre est un jour réussi !

Donc, pour laquelle de ces personnes sera-t-il le plus facile de se sentir accompli ?

Si vous voulez comprendre quelles sont les règles que vous avez pour atteindre votre cible, posez-vous les questions suivantes :

  • Que doit-il se passer pour que vous ressentiez… insérez la valeur #1 vers laquelle vous tendez (par exemple aimé, libre, reconnaissant, important, fier, créatif, authentique)
  • Que doit-il se passer pour que vous ressentiez… insérez la valeur #1 que vous fuyez (par exemple mal aimé, rejeté, fâché, frustré, esseulé, insignifiant, ignoré, inférieur, …)

Ensuite, la bonne nouvelle c’est que nous pouvons changer nos règles quand elles deviennent trop déraisonnables ou quand elles rendent difficiles nos relations avec les autres personnes (tous régimes alimentaires confondus). Nous pouvons toujours redessiner nos croyances et règles de façon à ce qu’il nous soit facile de nous sentir bien et difficile de nous sentir mal.

Quel est votre idéal ?

Un autre facteur important qui influence votre choix sur la direction que vous souhaitez faire prendre à votre parcours en matière d’alimentation sont les rêves, désirs, buts et idéaux que vous avez.

  • Est-ce que la vie idéale est de manger ce que vous voulez sans contrainte ?
  • Ou voudriez-vous pouvoir manger n’importe où ?
  • Ou devenir un super cuistot ?
  • Ou est-ce que votre idéal est d’avoir une alimentation qui soutienne vos performances sportives ?
  • Est-ce que votre idéal est l’abolition totale des abattoirs ?
  • Ou seriez-vous déjà heureux que tout le monde baisse sa consommation de viande ?
  • Est-ce que vous pensez que le gouvernement devrait voter des lois en faveur de la protection animale ?
  • Ou bien est-ce que votre idéal serait surtout la certitude d’avoir une alimentation plus saine, avec des normes plus strictes ?
  • Est-ce que votre idéal est une alimentation 100 % biologique ?
  • Ou bien est-ce que vous souhaitez surtout pouvoir manger localement ?
  • Quels sont vos buts, rêves, désirs et idéaux ?

Depuis des siècles le gens divergent dans leurs idéaux et la manière d’y parvenir, ce qui cause des désaccords et des controverses. Mais plusieurs chemins mènent à Rome et tout le monde n’a pas Rome comme idéal ; certains veulent arriver à Paris, Londres ou New York.
Le seul dénominateur commun de chaque « chemin » est que chaque méthode a ses propres idéaux.

On retrouve le même type de disputes dans le monde du cheval, où depuis des siècles, les cavaliers de sport se disputent toujours avec les cavaliers classiques à propos de ce qui est « correct » et ce qui est « faux ». Et pareil dans celui de musique classique : il y a la musique baroque de Vivaldi et Bach, la musique classique de Mozart, Beethoven et Brahms, la musique romantique de Chopin, Lizt et Strauss, ainsi que la musique nationaliste de Tchaikovsky et Dovrak. Ce sont tous des courants de musiques classiques, mais avec différentes saveurs, couleurs et idéaux. Le contexte des compositeurs et leur approche différaient : Beethoven n’était pas aussi talentueux que Mozart enfant ; Vivaldi a commencé à jour de la musique dans une église, Brahms dans des bars et des bordels ; Handel était très doué avec un orgue, mais Lizt était un des pianistes les plus talentueux du monde et était si grandiose durant ses concerts qu’il demandait à ce qu’un second piano soit installé sur scène au cas où il casserait le premier en jouant.

Dans tous les cas, ce que l’on constate c’est que, plus les disciplines se rapprochent, plus les gens ont tendance à développer le besoin de convaincre leur prochain de ce qui est le « correct » et le « mauvais » idéal et les « juste » et « fausse » façon d’y parvenir. D’où la manière dont les disputes pourront éclater plus facilement au sein du monde fléxitarien/végétarien/végétalien qu’avec des carnistes.

L’histoire ne change jamais ?

A travers les siècles, il y a eu des désaccords à propos de valeurs, croyances, règles et comment atteindre un idéal, non seulement dans le monde de l’alimentation mais aussi dans de nombreuses autres groupes d’intérêts :

  • Dans la musique, le composeur Baroque Handel et son Académie Royale de la Musique était extrêmement populaire, mais Handel a dû faire face à beaucoup d’envieux et rivaux, qui ont mis son académie hors-jeu et l’ont conduit à la faillite deux fois. Mais même à l’intérieur d’un style, les rivalités existent : la querelle des Beatles est un exemple. John Lennon et Paul McCartney se critiquaient mutuellement ouvertement et ont eu de nombreuses disputes. Cela a été l’une des nombreuses raisons qui ont mis un terme au groupe.
  • Et il y aura toujours des querelles de ballet : le ballet Royal vs. le Ballet National d’Angleterre, Bolchoï à Moscou vs. Mariinsky à Saint-Petersboug, le ballet de Stuttgart vs. le ballet de Hamburg, etc. Tout cela occasionne de nombreuses « guerres » de réseaux sociaux.
  • Dans le monde des canidés, il y a des controverses entre les pratiquants du R+ et « l’homme qui parle aux chiens » Cesar Millan, qui utilise également P+
  • De nombreux vétérinaires modernes combattent les méthodes de traitement « dépassées » du vétérinaire de la télévision Dr Pol.
  • Dans l’industrie du fitness, c’est Crossfit vs. Bodybuilding, Pilates vs. Yoga, techniques Alexander vs. Feldenkrais.

Il n’y a donc pas que le monde de l’alimentation qui fait face à des controverses !

crédit photo prune : Shou-Hui Wang

Jusqu’à ce que les « amps » acceptent de ne pas être d’accord, les batailles valeurs-croyances-règles-idéaux continueront d’apparaître et les « croyants » et dévots » continueront de lancer des discussions sans fin sur internet à propos de qui a « raison » et qui a « tort », discussions dans lesquelles certains préféreront avoir « raison » plutôt que d’être contents. Le plus intelligent est sans doute d’accepter de ne pas être d’accord, parce qu’il est plus coûteux de se disputer plutôt que se résigner au fait que l’histoire se répète. Pourtant, de nombreuses personnes utilisent tout leur temps et leur énergie sur les médias sociaux, tout particulièrement sur les comptes et timelines d’autres personnes, juste pour obtenir une certaine reconnaissance de la part d’autres lecteurs ou de collectionner autant de « likes » que possible, ce qui prouverait qu’ils ont raison.

Acceptons de ne pas être d’accord

Quoi que vous fassiez, vous mettez toujours vos propres valeurs, croyances, règles, références et aussi vos attentes et idéaux sur la table. Et la bonne nouvelle, c’est que quand vous connaissez vos valeurs, croyances, règles et rêves et désirs, vous pouvez choisir une approche de l’alimentation qui vous convient le mieux, en fonction de vos besoins, votre corps, votre mode de vie, votre éthique et vos valeurs.
Et ce qui est génial, c’est que vous avez toutes ces options et que vous pouvez rester ouvert, voire apprendre de ceux qui sont satisfaits de leurs propres approches ! Ce qui est aussi fabuleux, c’est que dans l’absolu nous voulons tous les mêmes choses : choisir une alimentation qui nous convienne, après avoir pris le temps d’y réfléchir, sans juste vous contenter de reproduire aveuglément ce qu’on nous a appris. Chacun à notre niveau, le fait de manger moins, voire plus de viande contribue : à améliorer notre santé individuelle (il est prouvé que ces régimes réduisent les risques de maladie par rapport au régime carniste), à diminuer notre impact écologique (la consommation animale faisant partie des premières causes de pollution), à réduire la souffrance animale. Nous allons tous dans la même direction, chacun à notre rythme.
Et si vous décidez de ne pas suivre exactement la voie empruntée par d’autres, vous pouvez accepter de ne pas être d’accord avec eux, tout en faisant preuve mutuellement de respect.

Comme il n’y a pas deux régimes alimentaires identiques, ce serait un gaspillage d’énergie que chacun essaye de convaincre l’autre d’une seule et unique vérité. Suivez votre propre voie et utilisez la puissance d’internet, qui est un endroit fantastique pour prendre contact avec des personnes dans le même état d’esprit. Donc, lancez un site, une chaîne Youtube, créez une page Facebook ou rejoignez une page existante, pour partager vos idées, photos, vidéos et pour discuter de choses avec les « croyants ».
Mais n’utilisez pas les sites d’autres personnes, comptes, pages et groupes pour proclamer votre « gospel » et pour gagner des âmes en persuadant les autres de la « seule et unique voie »… votre voie. Evitez les discussions futiles et sans fin sur les timelines des autres à propos de « la vérité absolue » et arrêtez de prêcher sur les plateformes des autres.
Avec la diversité des valeurs, croyances, règles et idéaux qui existent concernant l’alimentation, il est bien plus productif d’arrêter de parler et de commencer à agir et à partager le fruit de vos recherches et de votre travail sur vos propres espaces, de devenir le changement que vous souhaitez voir. Les actions parlent plus forts que les mots !

Que vous inspirent ces réflexions ? Faites moi part de votre ressenti dans les commentaires.

10 Comments

  1. Juste une remarque : dans la partie « Croyances », c’est dommage de mélanger des croyances (des jugements moraux tels que l’éthique) et des faits démontrés/démontrables (genre faiblesses physiques), alors que je pense que ça ne doit pas être placé au même niveau.
    L’un peut se débattre, l’autre pas vraiment (après on peut discuter de la pertinence du fait par rapport au sujet, mais pas du fait lui-même)…
    Cela dit ça ne change pas grand chose au propos global, mais il est assez difficile de faire comprendre à certaines personnes la différence entre une croyance et un fait donc si on peut limiter les confusions, c’est mieux ! 🙂

    Par contre « les règles sont faites pour être brisées » : pas vraiment :). Je pense que c’est plus une question de tolérance et accepter que les « règles » qu’on s’applique soi-même peuvent être différentes de celles que les autres s’appliquent et éventuellement accepter que d’autres fassent différemment (c’est ce que tu dis hein, d’ailleurs).

    Et sinon oui, je suis d’accord (^^), il faut accepter de ne pas être en accord sur certains points, et idéalement, surtout sur des sujets très spécifiques comme ici, ce serait même encore mieux de se focaliser sur les points d’accord plutôt que ceux de désaccord.

    • Tout d’abord, merci pour ton commentaire et ta réflexion.
      A mon sens le fait de se sentir faible relève de la croyance, parce qu’il y a plein plein de raisons qui peuvent l’expliquer qui ne remettent pas directement en question le principe d’un régime sans viande. Cela voudrait déjà dire que la personne a fait des tests pour trouver ce qui lui manquerait, comme par exemple du fer (je rappelle que pour ma part j’ai tendance à être légèrement en excès de fer alors que je suis végétarienne depuis 5 ans). Il faudrait alors voir si c’est elle se nourrit de manière assez diversifié (un problème très répandu, pour les toutes types d’alimentation), ou si ce n’est pas parce qu’elle a du mal à le fixer (auquel cas elle pourrait envisager de limiter son apport en thé/café, qui limitent la fixation du fer). Bref, ce long exemple pour dire que c’est une croyance, un raccourci, de dire végétarien = faible, car il y a plein pleins d’autres facteurs qui peuvent entrer en considération.

      Pour les règles qu’il faut briser, j’avoue que la formule a surtout été utilisée parce qu’elle fait mouche 🙂
      Comme tu le dis, cela ne change pas le principe de fond.

      Je suis contente que tu sois d’accord pour qu’on soit d’accord de ne pas être d’accord ! 😀 Ah non, on avait dit qu’il fallait éviter les propos qui pouvaient prêter à confusion. C’était trop tentant 😉

    • D’accord avec KG. Sauf que pour moi la confusion entre faits scientifiquement réfutables et croyances brise la logique du raisonnement, et donc provoque un fond qui n’est pas en accord avec la réalité de l’expérience quotidienne.

      Tous les comportement alimentaires ne peuvent pas être mis au même niveau non plus. L’exploitation animale n’est pas une question de libre arbitre vu que le libre arbitre d’une personne de prendre 5 min de plaisir gustatif nuit au libre arbitre d’une autre (plus faible) qui va être enfermée et exécutée.

      Enfin, la discussion sur internet ne signifie pas systématiquement qu’on cherche à imposer un ressenti ou une croyance à quelqu’un·e. a discussion peut aussi mener à apporter des arguments logiques et des faits scientifiques qui permettent de remettre en question ses jugements. Sinon à quoi servirait votre propre article ? ^^

      • Bonjour Frédéric,

        Merci pour ton commentaire.
        Le truc c’est que dans les faits, plein de gens mettent au même niveau plaisir gustatif et conséquences sur un autre être (voire leur plaisir serait à un niveau supérieur). Cela ne colle pas avec mes croyances et probablement pas avec les tiennes non plus, cependant cela ne change pas que des personnes trouvent cela « normal ».

        J’espère évidemment qu’avec la réflexion, ces questions puissent évoluer dans l’esprit de chacun, mais je sais aussi qu’essayer de convaincre quelqu’un qui n’est pas prêt à écouter est une perte d’énergie et une source de frustration. Une fois que les gens sont ouverts à la discussion, oui les arguments (qui n’ont pas nécessairement besoin d’être scientifiques d’ailleurs, la morale ne l’étant pas) peuvent faire leur chemin.

        C’est pourquoi je suis pour respecter le rythme d’apprentissage de chacun, même de ceux avec qui je ne suis fondamentalement pas en accord.
        Et oui j’espère modestement que cet article soit utile 😀

  2. Merci pour ce bel article plein de tolérance et d’acceptation de l’autre pour ce qu’il est.

    • Bonjour Poli,
      Merci à toi d’avoir pris le temps de la lecture et de poser ce gentil commentaire. C’est exactement le message que je voulais faire passer !

  3. Un excellent article plein de bon sens qui rappelle ce qu’est le « cadre de référence ». Quand on comprend ce concept, on comprend beaucoup de choses… 🙂

    • Oui tout à fait, car le principe peux s’appliquer à énormément de domaine. Ce sont des notions de communication non violente, par toujours facile à mettre en pratique mais qui peuvent changer le monde 🙂

  4. Merci beaucoup pour ton article 🙂 Je vais le partager sur ma page FB (Make the world beautiful).
    Depuis que je suis végétarienne, j’ai eu droit à pléthores de critiques:
    – les ‘carnistes’ qui veulent te refaire manger de la viande (oui oui) car ton régime est « contre-nature » selon eux
    – les ‘carnistes’ qui te reprochent de ne pas te soucier des humains et de penser aux animaux à la place (…)
    – les véganes qui pensent qu’être végétarien ne sert à rien et qu’il faut aller au bout de sa démarche.

    Quand j’ai ouvert les yeux sur l’élevage intensif et toute la souffrance inutile que cela inflige à la planète et aux animaux, j’étais terriblement triste et en colère. Mais ces sentiments négatifs ont fini par partir car je me suis rendu compte que ce n’était pas en accusant les carnistes que je pouvais avoir un impact positif sur le monde. Alors j’essaie, en partageant des articles, d’informer et de sensibiliser. Je pense que c’est la meilleure façon. Et comme tu dis, accepter de ne pas être d’accord…

    • Merci à toi pour ta réaction ! <3<3
      J'ai véçu la même chose... Quoi qu'on fasse il est impossible de satisfaire tout le monde, c'est peine perdue.
      Ma démarche va dans le même sens que toi. Il me semble que chercher des coupable et critiquer les autres n'est qu'une perte de temps et d'énergie. A chacun d'entre nous de prendre ses responsabilités, à son niveau. Il en va de notre responsabilité de partager des informations qui nous paraissent importantes et pertinentes, mais cela s'arrête là. C'est ensuite à la personne qui reçoit cette information d'en faire ce qu'elle veut, voire de ne rien faire., on ne peut que l'accepter (d'ailleurs peut-être que cette information va faire son chemin et qu'un jour...)

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