5 reflexes ancestraux qui nous empêchent d’agir pour la planète

À l’échelle de l’univers, l’être humain en est à ses balbutiements. Petit rappel de l’où on se trouve en cliquant ici, ce qui nous dit aussi qu’en continuant sur cette lancée on risque de ne pas faire long feu… Bref, il y a « seulement » 6500 ans, l’homme des cavernes (nous l’appellerons Pierrot) découvrait la vie et tous les dangers livrés avec. Pour survivre, celui-ci a donc développé un certain nombre de « réflexes ». Nous pouvons l’en remercier, notre présence à l’époque contemporaine attestant de l’efficacité de sa méthode. Merci Pierrot !

Cela dit, si tout cela était fort à propos au temps des mammouths, ces réflexes peuvent se révéler désuets, voire carrément bloquants, pour survivre au XXIème siècle, en particulier quand il s’agit de préserver la planète. Prendre conscience de ces réflexes étant un premier pas important pour pouvoir s’en détacher, voici 5 réflexes ancestraux qui nous empêchent d’agir pour la planète.

La gratification immédiate

Pour Pierrot, il n’était pas toujours facile de trouver de la nourriture. Quand il avait la chance de tomber sur un arbuste couvert de fraises, il se les enfilait toute d’un coup sans réfléchir (honnêtement, je ferais pareil, parce que c’est méga bon les fraises). Pierrot ne pouvait pas se permettre de passer à côté d’une telle aubaine, quand le lendemain était incertain. Conséquence aujourd’hui, l’humain a tendance à privilégier les « récompenses » ou les « plaisirs » immédiats, plutôt que de miser sur le moyen/long terme. Pourtant, quand on vit dans nos sociétés comme la notre, on sait de manière quasi certaine que l’on aura à manger demain. On sait aussi qu’après-demain, les ressources n’existeront plus. Mais après-demain, c’est loin.

L’aversion pour l’ambiguïté

Pierrot se balade dans son milieu naturel, quand il se met à pleuvoir. Non seulement, ça mouille, mais en plus le tonnerre gronde. Il voit alors une grotte qui lui tend les bras, mais hésite à se mettre à l’abri. On ne sait jamais, peut-être qu’il y a des bêtes féroces dans cette grotte, mieux vaut ne rien faire et attendre que la pluie passe. Aujourd’hui, nous avons toujours ce réflexe de rester passif à attendre en cas du moindre doute. Toute incertitude est bonne à prendre pour éviter d’agir. Si ça se trouve les climatologues se sont trompés. Et est-ce que les actions individuelles ont un vrai impact après tout ? Façon avec toutes les informations contradictoire qu’on entend, on ne sait plus quoi faire ! Vous voyez le topo. On cherche toujours le truc qui ne va pas, on voudrait toujours être sûrs à 100 %. Serait-il temps d’accepter de se passer de certitudes absolues ?

La zone de confort

On a peur du changement, c’est ancré en nous. Le cerveau de Pierrot a bien compris que les actions menées jusque là lui avait permis de rester en vie, par contre il n’est pas du tout sûr que des actions différentes seraient aussi sûres. Mieux vaut donc rester comme on est, même si la situation est hautement inconfortable, plutôt que de risquer sa vie pour de nouvelles choses. Pourtant aujourd’hui, les « risques » sont différents. On peut perdre son emploi, on peut perdre son conjoint, certes. Mais si ces situations peuvent être problématiques, dans la plupart des cas il ne s’agit plus de vie ou de mort. Notre peur est donc démesurée et surtout nous oublions que dans le changement il y a aussi un gros risque positif. Sans compter que le risque que les choses tournent mal pour l’humanité si nous ne changeons pas est lui bel et bien avéré.

Les habitudes

L’habitude est un réflexe qui, lui, est toujours utile à l’heure actuelle. Par exemple, vous observez peut-être que vous vous brossez toujours les dents exactement de la même façon ou que vous enfilez toujours votre pantalon en commençant par la même jambe. Notre cerveau fonctionne un peu comme un ordinateur : une activité nouvelle utilise la mémoire vive, tandis qu’une habitude est ancrée dans le disque dur. Effectivement, vous n’avez plus besoin de réfléchir lorsque vous vous lavez les dents (alors qu’il a bien fallu l’apprendre un jour), ce qui libère votre cerveau pour penser à autre chose. C’est aussi ce qui permet à l’être humain d’être aussi productif. Faire « autrement » demande au contraire d’investir de l’énergie et de la capacité de mémoire vive, ce qui n’est pas naturel. C’est une capacité qui peut être exploitée à notre avantage, car en répétant suffisamment une nouvelle chose (21 jours minimum); elle se transformera en habitude et deviendra à son tour « naturelle« .

L’appartenance au groupe

Pierrot ferait tout pour rester dans sa tribu, car sa survie en dépend. Il a besoin des autres pour assurer sa sécurité et se nourrir. Aujourd’hui, nous avons toujours ce sentiment que s’isoler du groupe est dangereux. Notre cerveau va essayer de nous convaincre d’adhérer aux idées du plus grand nombre, même si elles n’ont pas de sens, car cela lui paraît plus sûr que de risquer le rejet. Dans l’autre sens les gens vont tout faire pour vous convaincre de « rester dans le droit chemin », persuadés d’agir pour votre bien, car faire différemment est dangereux pour vous. Mais est-ce vraiment la meilleure chose à faire ?

Conclusion : fixez-vous des objectifs et passez à l’action !

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager auprès de votre entourage ou sur les réseaux sociaux. Autant utiliser l’appartenance au groupe à bon escient 🙂

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