Réchauffement climatique : faut-il paniquer ?

Alors, bien sûr la bonne réponse à cette question est : non.
Car tout simplement, paniquer ne sert à rien. Si vous vous mettez subitement à hurler en courant dans tous les sens (ou en rond, selon l’espace disponible autour de vous), cela ne fera pas avancer les choses. Pire, cela provoquera votre réchauffement interne en sus. Bref, oublions cette option.

Par contre, faut-il agir : OUI ! Et vite !

Le fait « alors, non là je ne suis pas d’accord »

Nous sommes en février 2016 et depuis quelques jours, ma cantine ne propose plus de salade (alors que c’est la saison des scaroles et frisées). La météo a tellement débloqué ces derniers temps, que les récoltes ne suivent plus et les prix flambent. Par conséquent, je n’ai plus mon apport de fibres en entrée, autant dire que l’heure est grave.

J’en ai discuté un soir avec mon chéri et la conversation s’est orienté vers le climat : il n’y a plus de saisons ma pauvre Lucette (nous l’appellerons Lucette pour les besoins du récit) ! Mais le doute s’est immiscé : sur quoi nous basons nous pour établir ses soient disant changements ? Il faudrait regarder l’évolution sur au moins 20 ou 30 ans pour avoir une échelle probante, ce qui correspond à toute notre vie ! Peut-on vraiment se fier à nos souvenirs d’enfances pour juger du réchauffement climatique ?

Les données

Par une recherche approfondie, j’ai pu retrouver cette transcription visuelle, réalisée par le site xkcd.com (que je vous le recommande vivement si vous pouvez lire l’anglais, c’est très drôle).

L’auteur a mis en page l’évolution des températures sur la planète de 20 000 ans avant JC, jusqu’à nos jours. Comme c’est très, très long, je vous mets ici seulement le début et la fin, mais je vous invite à cliquer sur les images pour voir la chronologie entière :

21 300 ans plus tard :

On constate clairement quand on regarde l’ensemble de la chronologie, que la température a toujours évolué, même bien avant l’arrivée de l’homme sur terre. Cependant, celle-ci a toujours été très très lente, laissant le temps à la faune et à la flore de s’acclimater à ces changements.
En tout cas, c’était le cas jusqu’à la révolution industrielle, les choses s’étant légèrement accélérées depuis, sans laisser la possibilité à ma salade de s’adapter (faut pas trop lui en demander quand même !).

Dans le même état d’esprit, voici une autre illustration, moins jolie mais également très parlante, montrant l’évolution des gaz à effet de serre depuis 2 000 ans.

Concentration atmosphériques de gaz à effet de serre depuis l’an zéro. Source : GIEC, 2007

On en vient au moment de paniquer

Ah, non, on a dit qu’on ne paniquait pas d’abord ! Mais oui, il est plus que temps de s’alarmer et surtout d’agir.

Je ne vous apprends sans doute rien (en tout cas je l’espère, les climatosceptiques étant une espèce elle aussi en voie de disparition) en vous expliquant que le réchauffement climatique est une réalité. Cela-dit je trouve que ça fait du bien de se le rappeler de temps en temps, d’avoir des représentations mentales de ce que cela signifie vraiment.

Comme on le voit sur la représentation, il existe un scénario optimiste, qui permettrait au moins de limiter les dégâts. Mais pour que celui-ci soit possible, tout le monde doit mettre la main à la pâte : les gouvernements (voir article dédié), les industries, mais également les particuliers, dont vous et moi qui avons un rôle concret à jouer par nos choix de consommation. Ce blog, parmi d’autres, propose des solutions concrètes à appliquer pour être acteurs de ce changement (voir la page Par où commencer).

Et vous, par quoi allez-vous commencer pour être un acteur du changement ?

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  1. Pingback: 5 reflexes ancestraux nous empêchant d'agir pour la planète

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