Selon le NewYork Times magazine, on va tous mourir (plus tôt que prévu)

Peut-être avez-vous entendu parler de ce charmant essai écrit par David Wallace-Wells, qui porte le doux nom de « The Uninhabitable Earth » ou La Terre inhabitable. Le sous-titre se traduit ainsi : « Famine, effondrement économique, un soleil qui nous cuit : les ravages que le changement climatique pourrait causer – plus tôt que ce que vous ne pensiez« . Ça promet ! Et je dois bien avouer que le contenu tient largement ses promesses en termes de chiffres et prévisions catastrophique. D’accord et on fait quoi de ce type d’information ?

Parce que j’avoue, je suis la première à dire qu’il serait temps qu’on prenne conscience de l’urgence qu’il y a à s’occuper des changements climatiques, j’ai même écrit un post titré Réchauffement climatique : faut-il paniquer ? – réponse : il faut un peu paniquer pour surtout AGIR.

Parce que c’est là le problème de cet article, qui a battu tous les records historiques de lecture du magasine américain (à croire que les gens adorent lire qu’ils vont tous y passer), il se contente de dresser un portrait catastrophique, sans proposer de solution. À vrai dire on a même l’impression qu’il n’y a pas de solution du tout, on est fichu. Un peu comme cet autre article qui nous souligne les efforts « inutiles » (selon lui) que les gens pleins de bonnes intentions s’évertuent à faire (merci, mec, on avait besoin de ça !).

Si je ne suis pas du genre à me laisser facilement décourager, j’avoue que l’idée m’a quand même bien dérangée pendant quelques jours. Et si tout cela était inutile ? Et si tout ce que j’essaye de construire allait être balayé d’un revers de main d’ouragan d’ici quelques années ? Dois-je renoncer à avoir des enfants, car ils n’auraient pas d’avenir?  Parce qu’on peut reconnaître que le bougre a bien fait son travail et que cela parait quand même assez convaincant son histoire. Voici la traduction de quelques extraits choisis :

  • L’Arctique contient environ 1,8 milliard de tonnes de CO2 (2x plus que ce qu’il a actuellement dans l’atmosphère) emprisonné dans du permafrost. Avec le réchauffement, celui-ci est en train de fondre, menaçant de tout relâcher,  ce qui multiplierait la chaleur sur Terre par 86  – à part trouver une tenue Goron, je ne vois pas trop comment on va survivre à ça.
  • La terre a déjà connu 5 périodes d’extinctions massives. Toutes sauf celle des dinosaures (dû à une astéroïde), seraient la conséquence d’un effet de serre provisoire. La dernière a eu lieu il y a 252 millions d’années, à cause d’activités volcaniques intenses rejetant beaucoup de carbone. Résultat : extinction de 97 % des espèces. Selon l’auteur nous reproduisons actuellement cela grace à nos activités humaines, mais 10 fois plus rapidement.
  • Même si on tient l’accord de Paris de « seulement’ 2°, de nombreux endroits sur Terre vont devenir inhabitables (trop chauds, inondés…), avec pour résultat des mouvements de populations et des crises économiques sans précédent (et des morts, bien sûr).
  • Beaucoup de lieux deviendront impropres à la culture, résultant sur des famines, résultants sur des crises, etc.
  • Ah et aussi les océans vont devenir acides – non seulement on ne pourra plus se baigner, mais toute la vie marine va s’éteindre (donc encore moins de source de nourriture + rappelons que ces eaux toxiques vont recouvrir les côtes).
  • À un moment il parle même « d’holocauste naturel ».
  • Et les conséquences des conséquences, etc.

Bon, je m’arrête là, je crois que vous avez compris l’idée : on est fichu. Et moi j’avais sacrément le moral dans les chaussettes (et des chaussettes post séance de sport qui puent bien).

Heureusement, je venais de commencer à lire le livre « Le pouvoir de l’intention » de Wayne W. Dyer (que je vous recommande chaudement). Le principe est qu’il existerait une sorte d’énergie supérieure qui oeuvre pour le bien commun, qu’il appelle l’intention. On pourrait aussi parler d’inconscience collectif, ou bien de Dieu (sans attachement à une religion particulière). L’une des idées est de s’en remettre à cette force supérieure en était juste et aligné avec soi-même (accomplir sa mission de vie, être dans la bonté et la bienveillance, etc.), de se détacher de notre ego (je ne suis pas ce que je possède ou ce que les gens pensent de moi) et surtout de lâcher prise sur ce que nous ne pouvons pas contrôler. 

À un moment, j’ai eu un déclic et j’ai décidé de lâcher prise sur toutes ces prédictions catastrophiques. Car de toute façon, cela me dépasse. Il me semble que faire preuve de fatalisme est surtout une bonne excuse pour ne rien faire du tout. Et moi, ce qui me semble juste et aligné avec mes valeurs, c’est d’agir et de faire de mon mieux. Advienne ce qu’il adviendra, je me sens une responsabilité sur les moyens, pas sur les résultats.

Au moment où je pensais cela, assise dans mon métro, j’ai levé les yeux et j’ai vu cette publicité pour Acadomia avec écrit en grosses lettres « Ça y est, j’ai compris. » ! Je n’avais jamais vu cette affiche auparavant et je ne l’ai pas recroisée depuis. Comme le hasard fait bien les choses 😉 Depuis, j’ai retrouvé la sérénité et je continue mon chemin, je poursuis mes petits gestes quotidiens et je suis d’autant plus motivée à poursuivre ce blog.

Pour terminer, je vous propose de regarder cette vidéo inspirante qui reprend des paroles de l’acteur Jim Carrey et que j’ai sous-titré pour vous. Elle nous invite à choisir entre l’amour et la peur.

Et vous, quelle est votre mission de vie ?

1 Comment

  1. Ecrire cet article, c’est déjà un pas dans la bonne direction! Je travaille justement sur un article sur le même sujet. Je trouve finalement tous ces propos alarmistes assez encourageants, comme si, enfin, les choses commençaient à bouger. Nous ne prêchons peut être plus dans le désert!

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