Test gastronomique : le restaurant de cuisine crue

Pour mon anniversaire, j’ai été invitée à déguster pour la première fois de la cuisine crue, dans le restaurant parisien 42 degrés. Raw-food ? Kesako ? Voici présenté en quelques mots les principes de cette cuisine réputée excellente pour la santé. Mais qu’en est-il des papilles ? Je partage avec vous mon retour d’expérience sur cette alimentation, ainsi que ma superbe découverte du vin sans sulfite.

Source : restaurant 42 degrés

La raw food c’est quoi ?

Raw-food, cuisine crue, crudivorisme… les termes diffèrent mais le principe est toujours le même, celui de ne manger que des produits n’ayant pas été cuits, ou plus précisément n’ayant pas excédé les 42°C. En effet, on considère que c’est au-delà de cette température que les aliments perdent leurs qualités nutritionnelles.

Certains aliments sont donc éliminés par définition, car n’étant pas comestible sans cuisson, tels que le riz, le pain ou encore les pommes de terre. Ce type d’alimentation est tout à fait compatible avec un régime omnivore, même si dans les faits il est souvent associé à une alimentation végétarienne ou végétalienne. On y retrouve par exemple : des algues, des champignons, des noix, des fruits secs, des graines… et bien sûr des fruits et légumes en pagaille.

L’intérêt premier est bien sûr pour la santé, dans la mesure où l’on mange finalement une nourriture vivante. Toutes les vitamines et les enzymes sont préservées, prêtes à être utilisées par notre corps.  A contrario, il est vrai que la cuisson permet de mieux assimiler certains nutriments, tels que les protéines animales ou les céréales complexes, cependant ce sont ces mêmes nutriments qui font aujourd’hui polémique. Au final il n’existe pas UNE réponse définitive à savoir ce qui est LA meilleure alimentation, cette question complexe étant soumise à de nombreux facteurs. Si chacun réussi à trouver la solution qui lui convient le mieux, ce sera déjà bien !

Le restaurant et les plats

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer au premier abord, cuisiner cru est complexe ! Il faut savoir jouer d’imagination et de créativité pour réussir à préparer. S’il ne s’agissait pas d’un restaurant gastronomique, la qualité était certainement au rendez-vous par rapport au prix de la carte. D’ailleurs la maison ne proposait que 3 entrées, 3 plats et 3 desserts différents, aux fruits et légumes bio de saison, bien sûr. On se fait peu mais on le fait bien.

Retour d’expérience : les plats

Entrées : cake au gingembre et salade d’algues. Plats : lasagnes et pot au feu au miso

Selon les inconditionnels de ce régime, la raw food permet de retrouver la vraie saveur des aliments, de réhabituer notre palais aux vrais goûts, quand aujourd’hui la plupart des plats servis sont sucrés ou salés à l’excès. J’ai beau être habituée à manger beaucoup de fruits et légumes, des crudités en particulier (je kiffe VRAIMENT manger une salade verte en entrée), j’ai encore une très nette marge de progression à faire. En effet, si j’ai hautement apprécié l’expérience en soi, je ne pourrais pas dire que j’ai adoré les plats qui m’ont été servis. De manière générale je les ai trouvés assez fade, malgré la diversité évidente des ingrédients utilisés. Et puis, ben c’est froid quoi.

Comme c’était mon anniversaire, mon chéri avait préparé exprès pour moi un cheesacake vegan (il a su que c’était le bon choix en lisant l’article sur le cheesecake de l’espace), que nous avons mangé en rentrant. Je n’ai donc pas eu l’occasion de goûter de plats sucrés, qui avaient l’air franchement appétissant. Une autre fois peut-être.

Retour d’expérience : le vin bio sans sulfite

Un vin sans sulfite : bio et délicieux, ainsi qu »une eau à la menthe.

La vraie super découverte de cette soirée à un le vin bio sans sulfite. Celui-ci était vraiment excellent et nous avons depuis réitéré l’expérience plusieurs fois. La première spécificité est qu’à l’ouverture de la bouteille, le liquide est légèrement pétillant (cela ne dure que quelques minutes). Quand au goût, il est vraiment singulier. Personnellement je le trouve même plus savoureux que d’autres vins et j’ai vraiment bien aimé.

Pourquoi boire du vin sans sulfite ?

Au-delà du fait que c’est drôlement bon (oui j’ai vraiment beaucoup aimé, ce qui n’engage que moi), les sulfites peuvent être responsables du mal de tête qui survient suite à l’absorption de vin. Cela dépend des quantités ingérées, donc de celles présentent dans votre vin et du nombre de verre bus. Là, au moins, zéro sulfite. Certaines personnes seraient d’ailleurs allergiques au souffre.

Pourquoi utilise t-on des sulfites ?

Le serveur nous a expliqué que les sulfites étaient ajoutés par les producteurs comme antioxydant, pour empêcher que les bactéries qui se nourrissent d’oxygène ne prolifèrent et que le vin ne devienne du vinaigre.  Autrement dit, le sulfite est un antiseptique. Faire du vin sans sulfite nécessite donc beaucoup plus de travail, puisqu’il faut surveiller de plus près les vignes, retirer (manuellement) chaque grain de raisin abîmés, breg être bien plus vigilant sur toutes les phases de fabrication (courte durée entre cueillette et mise en cuve, contrôle des températures, etc.). Il va sans dire que c’est un vin qui se conserve moins longtemps une fois ouvert (mais encore faudrait-il ne pas la terminer sous quelques jours, je ne vois pas comment cela peut arriver :D)

Et vous, vous avez déjà testé la cuisine crue ou les vins bios ?

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