Mon cheesecake végétalien de l’espace (et autres expériences culinaires ratées)

Vous avez remarqué comment Internet (en particulier les blogs et les sites type Pinterest) débordent de photographies de plats tous plus beaux et plus appétissants les uns que les autres ? Ils sont tous accompagnées de mentions précisant à quel point ces recettes sont hyper faciles à faire, à la portée de tous…

C’est d’autant plus vrai dans le monde végétalien/végétarien, qui nous promet une alimentation variée et attractive, loin des clichés du gars résigné devant sa salade verte sans sauce. On a envie de croire que ce type d’alimentation peut être bon (je vous arrête tout de suite en cas de doute, la réponse est oui, mille fois oui).

Pour LUI c’est sûrement très facile. Pour les gens comme moi, c’est une autre histoire.

Sauf que la plupart du temps quand on essaye de reproduire ces recettes de rêve, la réalité est légèrement différente de la promesse qui nous a été faite. Car oui, c’est facile, si on a le niveau d’un chef étoilé avec une horde de cuistots à sa disposition, qu’on a été super prévoyant et organisé et déjà acheté les 15 000 ingrédients nécessaires (dont la moitié qu’on ne réutilisera jamais), qu’on a un équipement professionnel et deux heures devant soi tous les jours. En vrai, même quand on se débrouille pour quand même faire la recette, on obtient rarement le même résultat.

Quelques conséquences possibles :

  • se décourager d’avance en se disant qu’on n’y arrivera jamais et continuer à manger des pâtes
  • tenter tout de même et être déçu par le résultat, jeter le plat raté et se faire cuire des pâtes
  • se dire que de toute façon il y a du trucage photoshop derrière tout ça et que c’est pas possible, d’abord, puisqu’en vrai les gens normaux mangent surtout des pâtes

Pour vous prouver que vous n’êtes pas seuls, je vais ici vous faire part de mon expérience, mes ratages, mais aussi mes réussites (et oui il y en a eu !). Dans un second article, je vous parlerai de mes trucs pour bel et bien gérer mon alimentation au quotidien (je vous préviens, ça parlera de pâtes, mais pas que).

Le résultat de quelques unes de mes expériences

Le fameux cheesecake de l’espace : thé matcha

Depuis que j’ai découvert que j’avais une intolérance aux produits laitiers, le cheesecake végétalien, c’est un peu devenu le Saint-Graal pour moi. J’adoooooore le cheesecake. Par contre, mon ventre, lui, n’aime pas du tout. Et après, il me le fait payer. Mais comme c’est vraiment trop bon, de temps en temps j’oublie j’accepte cette désastreuse conséquence. Le même gâteau, sans le lait dedans, viendrait donc grandement faciliter ma vie.
J’ai donc parcouru Internet, à la recherche de LA recette magique. Si vous avez des suggestions (testées et approuvées pour les nuls)  n’hésitez pas à m’en faire part.

Mon premier essai s’est porté vers cette recette des Myrtilles, à base de tofu soyeux. Ca à l’air bon n’est-ce pas ?

crédit photo : Les Myrtilles

Seulement, ma version à moi ne ressemblait pas du tout à ça !! Je ne sais pas ce que j’ai mal fait dans la recette, mais je suis passée à côté de quelque chose, c’est sûr. Car cela relevait plutôt de la bouillie verte en fait. Niveau présentation, c’était complètement raté. Niveau goût je n’irai pas jusqu’à dire que c’était exquis, mais c’était tout du moins mangeable. Mais cela manquait vraiment de consistance. Cela relevait plutôt d’une sorte de compote un peu flageolante et il a fallu piocher directement dedans à la petite cuillère pour le consommer (l’alternative aurait été de le servir à la louche je suppose). Pas très convaincant.

Le retour du cheesecake : à base de dattes et noix de cajou

Le second essai était un peu plus concluant en terme de texture, beaucoup plus proche du dessert que j’affectionne tant. Je n’ai pas retrouvé la recette exacte que j’avais essayée, mais c’était très proche de celle de Vie en vegan. L’aspect fruits rouges de la chose me tentait beaucoup.

crédit photo : vie en vegan

Ce qui m’a dérangée ici est que j’ai dû utiliser beaucoup d’ingrédients (des noix de cajou en particulier, qui sont assez onéreuses) pour au final peu de matière. Le mien était au moins deux fois moins haut et ressemblait plus à un crumble tout fin. On était loin du gros gâteau appétissant… Avec le recul j’aurais sans doute dû utiliser un plat moins large, afin d’avoir un résultat plus en hauteur. Par conséquent, ben j’ai mangé pratiquement tout le gâteau toute seule en deux fois (c’est pas ma faute si le plat s’est vidé de lui-même en quelques coups de cuillère !), ce qui ne convient pas à l’esprit partage et convivialité que l’on peut espérer d’un dessert. Je ne vous parle pas de la conséquence calorique, parce que certes les noix de cajou c’est du “bon gras” (9,4 g de lipides monoinsaturés et 0,06 g d’oméga 3 pour 100 g), mais si on n’y associe pas une certaine modération ça reste quand même du gras.

Les trucs brûlés

crédit photo : medicaldaily.com

Rolala je ne les compte plus ceux là ! Parce qu’en plus de faire preuve de paresse culinaire, j’y associe aussi de l’impatience. Je veux que tout soit cuit tout de suite. Evidemment, lorsque je passe en cuisine, c’est que j’ai déjà faim, car je ne vais tout de même pas m’y prendre en avance. Le but est que ce soit prêt le plus rapidement possible, pour limiter les risques de grignotages intempestifs durant la préparation. J’ai donc tendance à mettre le feu à fond, cette méthode pouvant aller à l’encontre d’une cuisson optimale
Je vous révèle mon astuce sur ce point, le truc qui a révolutionné ma vie : le wok ! C’est THE outil indispensable pour cuire vite et bien, à condition de bien touiller en même temps. Il m’arrive encore d’avoir des petits bouts d’oignon noircis, mais le cramage total appartient maintenant à l’histoire.

Le carrot cake qui pouvait servir à construire un mur

Il s’agit là d’un plat que j’ai réalisé (avec succès), plus d’une fois. À vrai dire c’est même mon plat sucré ayant connu le plus succès (inspiré de la recette de Cléa). Pourtant, une fois j’ai quand même réussi à le rater totalement. Il se trouve que j’ai confondu les modes de cuisson de mon four micro-onde (alors que j’utilise toujours les mêmes). Comme j’ai l’habitude de le faire, je n’ai absolument pas surveillé… 45 minutes plus tard j’ai sorti une brique. Le truc était totalement desséché, tout recroquevillé sur lui-même et noir. J’ai pu directement le mettre à la poubelle, il n’y avait rien à en faire. J’ai eu la chance qu’il ne prenne pas feu ! Sur le moment j’étais vraiment accablée, déçue de ne pas pouvoir savoir le fruit de mon travail. Pour ne pas rester sur cet échec, j’ai recommencé à zéro le lendemain, cette fois avec une victoire à la clé.

Conclusion

Et voilà, j’ai publiquement reconnu mes échecs gastronomiques. Et il ne s’agit là que de quelques exemples… Pourtant, je ne me considère même pas comme une piètre cuisinière. Car au fil du temps, j’ai trouvé des trucs. Je vous dis donc à bientôt pour les conseils, dans un second article à lire ici : Manger des trucs bons quand on est végétarien et flemmard en 5 astuces

Je n’allais tout de même pas vous laisser comme ça !

A vous la parole !

crédit photo : freepik

Racontez-nous votre plus gros ratage culinaire.
Allez, on est entre nous, on peut avouer qu’on en a tous connu.

12 Comments

  1. Ahah ! On dirait tellement moi ! Je ne compte plus les recettes que j’ai testées et qui étaient vraiment pas terribles ou alors mes expériences culinaires, quand je me dis « Oh j’ai pas cet ingrédients donc je vais mettre ça à la place, et je n’ai pas celui-là non plus donc je vais mettre ça à la place », c’est souvent la cata !

    Mais parfois, j’ai la satisfaction de réussir de délicieuses recettes végétales et quand je les savoure, à ce moment là, je me dis que ça valait le coup d’y passer un peu de temps… 🙂

    Et d’accord pour le wok, c’est l’un de mes must have ! 😉

    • Mais oui, c’est la partie la plus marrante de ne PAS respecter la recette, genre on s’y connait tellement qu’on peut faire ça à l’instinct. Et parfois, ça ne marche pas. Mais parfois aussi ça marche. Et là on est vraiment fier de soi 😉

  2. Ô rage Ô désespoir ………
    le truc, c’est de se trouver/inscrire un groupe sur fb ( comme le mien …. 😀 ) et là, on échange les recettes !
    c’est vrai que certains blogs, on se demande vraiment, au vu du résultat final, ce qu’on a bien pu rater pour un fini aussi még/archi nul !!
    allez courage !! tout vient avec le temps 😉
    patience, mon amie ♫♫♫

    • Et oui, heureusement il y a aussi des recettes réussies 🙂
      C’est bien d’accepter ses échecs, qui font parti de l’expérience et de l’apprentissage.
      Je suis une personne très maladroite et pourtant j’arrive à faire des trucs sympas aussi, donc c’est à la portée de tous !

  3. Que j’ai ris !
    À l’époque où j’étais encore omni, j’avais la fâcheuse tendance de confondre crème fraiche et fromage blanc, ce qui m’a value un paquet de ratés xD

    Depuis que je suis végane je n’ai pas souvenir d’avoir raté un plat, surement parce que je cuisine bien (et peu aussi haha).
    Une fois, j’ai pris de la germe de blé à la place de la levure de bière, je vous raconte pas la déception quand j’ai mis mes pâtes en bouche (oui j’aime manger pâtes + huile d’olive + levure de bière) …

    … Ah si, une recette me revient, genre le truc MEGA compliqué que j’ai voulu faire pour Noël et qui était constitué de pâte feuilletée, que j’ai voulu réaliser moi-même. Un vrai tollé, ma margarine débordé de partout, impossible de travailler la pâte. J’ai quand même cuisiné mon truc, ça ressemblait à rien et ça restait tout de même comestible xD

    • hahah, c’est vrai que ces deux ingrédients sont assez proches… Remarque il y a des fois où ça peut marcher de les échanger, par exemple pour faire des charlottes je mets du fromage blanc de chèvre (car je suis intolérante au lait de vache) car je n’ai pas trouvé de crème fraiche équivalente et ça marche assez bien.
      Et oui, parfois on se laisse emporter par la motivation et on se lance dans des trucs de fou. Mais si c’était mangeable c’est déjà bien, bravo 😉

  4. Pingback: Test gastronomique : le restaurant de cuisine crue

  5. « Evidemment, lorsque je passe en cuisine, c’est que j’ai déjà faim, car je ne vais tout de même pas m’y prendre en avance ».

    C’est tellement ça pour moi aussi… Je me soigne petit à petit, en anticipant la cuisson des légumineuses par exemple. On va dire que c’est déjà un progrès ! 😀

    • Wahou ! Effectivement c’est un gros progrès, bravo!
      C’est typiquement le truc que j’ai du mal à faire les légumineuses (ou alors je prendre des boites, je l’avoue pieusement), parce que c’est long à tremper et long à cuire. Heureusement il y a les lentilles corail qui font exception ! Et puis comme j’ai la chance d’avoir une cantine qui en propose toujours au moins une sorte en légumes libre services, j’en mange déjà suffisamment le midi.

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